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Cahier n°12
Dictionnaire
essentiel du
documentaire
rock
100 "rockumentaires" indispensables
par
Christophe Geudin
illustration de Christophe Gaultier
Dans l’introduction du film parodique This Is Spinal Tap,
le réalisateur Rob Reiner qualifie son portrait filmé
du groupe (fictif) de heavy metal anglais Spinal Tap de « rockumentaire
». Néologisme issu de la contraction de « rock
» et de « documentaire », le rockumentaire a pour
vocation de présenter un artiste, un groupe, un évènement
ou un genre musical sous l’angle du reportage filmé.
Connaissant son essor dans la seconde moitié des années
1960, le rockumentaire témoigne, en même temps qu’il
y contribue, du passage du rock du statut de simple divertissement
– ou de contre-culture – à celui de culture à
part entière, abondamment documentée, analysée
et mise en valeur. Il devient alors autant le reflet d’une musique
ou d’un groupe que celui d’une époque ou d’une
société. Et lorsqu’il est servi par des maîtres
du 7ème art tels que Martin Scorsese (Taxi Driver,
Casino, Les Infiltrés…) ou Jonathan
Demme (Le Silence des agneaux, Philadelphia…),
il peut même quitter la petite lucarne de la télévision,
qui lui est habituellement réservée, pour aller à
la rencontre du public des salles obscures. Cet ouvrage, à
son tour, recense, décrit et analyse plus d’une centaine
d’œuvres essentielles, des rockumentaires biographiques
(Don’t Look Back, Dig !, Imagine)
aux concerts filmés (Stop Making Sense,
The Last Waltz, Woodstock, Gimme Shelter)
en passant par les documentaires à caractère
thématique ou générique (The Blank
Generation, It might get loud, En Remontant Le Mississipi,
The Decline Of Western Civilization). Il vous propose un
voyage à travers les grands genres et les grandes figures du
rock, et contribuera immanquablement à vous faire remplir les
rayons de votre vidéothèque comme de votre discothèque.
Journaliste
dans la presse rock depuis plus de dix ans et cinéphile boulimique,
Christophe Geudin a écrit
de nombreux ouvrages sur la musique et le cinéma. Son cinquième
livre, le dictionnaire essentiel du documentaire rock,
réunit ses deux passions et constitue le premier volet de son
analyse de la représentation du rock à l’écran.
Il sera suivi par un second volume consacré au cinéma
rock, à paraître dans cette même collection. Christophe
Geudin a 40 ans et vit à Paris.
176
pages - paru le 4 octobre 2010


Le
Mot de l'Auteur
Le
mot de l’auteur ? Rockumentaire !
Annexe initial d’un ouvrage dédié au cinéma
rock, ce dictionnaire « essentiel » du documentaire rock
résulte d’une boulimie vidéophage entamée
à la post-adolescence, via une VHS granuleuse du Cocksucker
Blues achetée cash dans une convention du disque à
un étalagiste au fort accent transalpin. Depuis, les rockumentaires
ont alimenté ma remontée du fleuve sans fin de l’Histoire
du rock. Tels les documentaires ethno-animaliers de Frédéric
Rossif ou de Jean Rouch, Cracked Actor, Woodstock,
Dig ! et des dizaines de films shootés sur le vif
m’ont permis d’appréhender le rocker dans son milieu
naturel (backstages obscurs, studios d’enregistrement cliniques,
banquettes arrières de Limousine ou prisons, comme dans Johnny
Cash At St Quentin). Quelque part, D.A. Pennebaker a été
un peu mon commandant Cousteau.
Témoins d’une réalité souvent crucifiante,
les rockumentaires détiennent aussi une vérité
inaltérable, et le berger allemand qui traverse la scène
d’Altamont dans Gimme Shelter, ou encore les thérapies
de groupe de Metallica de Some Kind of Monster, m’ont
toujours plus fasciné que n’importe quel biopic ou captation
filmée catatonique. J’espère que ce guide vous
donnera envie de (re) voir les incunables du genre, de découvrir
ses chefs-d’œuvre souvent confidentiels et, pourquoi pas,
de dénicher ses introuvables. Avertissement : Toute ressemblance
avec des personnages existants ou ayant existé est absolument
faite exprès !
Christophe Geudin
Revue
de presse
du
"Dictionnaire essentiel"
Contact
presse : contact @ adlivre.com – 06 86 66 27 57

Sommaire
du
"Dictionnaire essentiel"
Introduction
1.
Les rockumentaires thématiques
All
You Need Is Love - American Hardcore - Blank Generation (the) -
Classic Albums - Dancing In The Streets - Decline of Western Civilization
(the) - En remontant le Mississipi - Groupies - Heavy Metal Parking
Lot - It Might Get Loud - Music in Review - Punk : Attitude - Rock
Milestones - Tonite Let’s All Make Love in London
2.
Les rockumentaires biographiques
All
Dolled Up : a New York Dolls Story - Amazing Journey : The Story
of The Who - Anvil ! The Story of Anvil - Beach Boys Endless Summer
(the) - Beatles Anthology - Blood Brothers - Born To Lose - Cocksucker
Blues - Cracked Actor - Devil and Daniel Johnston (The) - Dig !
- Don’t Look Back - Eat The Document - Elvis by the Presleys
- End Of A Century - Everyone Stares - Fearless Freaks (the) - Fly
Jefferson Airplane - Gram Parsons : Fallen Angel - Hail Hail Rock’n’roll
- Imagine - Jimi Hendrix - Joe Strummer : The Future Is Unwritten
- Johnny Cash In St Quentin - Journey Through The Past - Kids Are
Alright (The) - Let It Be - Let It Bleed - Let There Be Rock - LoudQuietLoud
: a Film About the Pixies - MC5 : a True Testimonial - Meeting People
Is Easy - Metallica : Some Kind Of Monster - New York Doll - No
Direction Home - Obscénité et la fureur (l’)
- Oil City Confidential - Patti Smith : Dream of Life - Rutles (The)
: All You Need Is Ca$h - Stones in Exile - Téléphone
public - U2 : Rattle And Hum - When You’re Strange - Wings
For Wheels : The Making-of Born To Run - Wingspan - Year Of The
Horse - You’re Gonna Miss Me
3.
Les concerts filmés
Andy
Warhol’s Exploding Plastic Inevitable - Baby Snakes - Berlin
- Born To Boogie - Celebration at Big Sur - Elvis on Tour - Festival
- Gimme Shelter - Glastonbury - Good To see You Again, Mr. Cooper
- Heart of Gold - Jimi Plays Monterey - John Lennon and the Plastic
Ono Band : Sweet Toronto - Ladies And Gentlemen : The Rolling Stones
- Last Waltz (the) - Led Zeppelin Live At The Royal Albert Hall
- Listening To You : The Who At The Isle Of Wight - Live Aid - Live
At Pompei - Live ! Tonight ! Sold Out !! - Mad Dogs & Englishmen
- Message to Love : the Isle of Wight Festival - Monterey Pop -
Noise - Other Side of the Mirror (the) - Rainbow Bridge - Rock’n’Roll
Circus - Rust Never Sleeps - Serious Moonlight/Ricochet - Shine
A Light - Sign Of The Times - Song Remains The Same (the) - Soul
Power - Soul To Soul - Stop Making Sense - Sweet Toronto - Velvet
Underground And Nico (the) - Under Great White Northern Lights -
Wattstax - Woodstock : 3 Days Of Peace And Music - Ziggy Stardust
And The Spiders From Mars
Liste
des Classic Albums - Rock Milestones - Music in review
Index des oeuvres - artistes - réalisateurs
Bibliographie sélective
Remerciements
Sommaire

Lire
un extrait
du "Dictionnaire essentiel"
Meeting
People Is Easy – les cinéastes « rockumentaristes
»
L’émergence
des rockumentaires coïncide avec l’explosion médiatique
du rock dans la seconde moitié des années 1960. Cantonné
au cinéma dans les films d’Elvis Presley et d’une
série de productions hollywoodiennes au caractère
insouciant, le rock était jusqu’alors principalement
employé comme un simple accessoire scénaristique.
À l’inverse, les rockumentaires font office de documents
pionniers dans le portrait d’artistes et de description du
rock en tant que mouvement musical. Ils peuvent aussi, à
l’occasion, remplir la fonction d’études sociologiques
: les premiers films de D.A. Pennebaker, de Peter Lorrimer Whitehead
ou de Murray Lerner, qui suivent les pérégrinations
des idoles des baby-boomers, établissent un pont entre le
public et des musiciens en passe de devenir les icônes culturelles
de la jeunesse d’après-guerre.
Né le 15 juillet 1925 à
Evanston (Illinois), Donn Allan Pennebaker est le parrain du rockumentaire.
Inspiré par les cinéastes de la nouvelle vague, D.A.
Pennebaker privilégie l’approche cinéma-vérité
en filmant les faits sans aucun artifice, souvent dénués
de tout point de vue extérieur (absence de fil narratif,
de voix-off et d’interviews). Pennebaker vit de l’intérieur
les plus grands bouleversements de la musique populaire au cours
des années 1960. Témoin de la tournée 1965
de Bob Dylan dans DON’T LOOK BACK, réalisateur officiel
du festival de Monterey en 1967 (MONTEREY POP), du premier grand
revival rock de Toronto en 1971 (SWEET TORONTO/KEEP ON ROCKIN’)
et du phénomène David Bowie/Ziggy Stardust (ZIGGY
STARDUST AND THE SPIDERS FROM MARS en 1972), D.A. Pennebaker exerce
une influence majeure sur les réalisateurs chargés
de la transmission du rock à l’écran.
Dès 1965, le Britannique Peter Lorrimer Whitehead (né
à Liverpool le 8 janvier 1937) se spécialise dans
la captation d’événements artistiques avec WHOLLY
COMMUNION, un premier film sur un festival de poésie organisé
par le poète beat Allen Ginsberg. Puis il réalise
en 1966 CHARLIE IS MY DARLING, compte-rendu de la tournée
irlandaise des Rolling Stones. Fasciné par l’impact
du rock et de la pop music sur la jeunesse anglaise, Peter Whitehead
parvient, en filmant les Pink Floyd et l’explosion psychédélique
des années 1966-67 dans TONIGHT LET’S ALL MAKE LOVE
IN LONDON, à capturer le décalage entre les ambitions
de la contre-culture et une société anglaise patriarcale
encore traumatisée par les rudes années de l’après-guerre.
Dans le même élan, les reportages de Murray Lerner
sur le festival folk de Newport et le rassemblement de l’île
de Wight en 1970 cernent l’émergence d’une jeunesse
contestataire, tout en évoquant les limites du divertissement
de masse. Tourné sans effets et n’hésitant pas
à montrer l’envers du décor peu reluisant d’une
grand messe rock (spectateurs violents, managers roublards…),
MESSAGE TO LOVE : THE ISLE OF WIGHT FESTIVAL incarne l’anti-
WOODSTOCK dans toute sa lucidité post-hippie.
Né le 26 novembre 1953 à
Londres, Julien Temple relie quant à lui les documentaristes
aux cinéastes par le biais d’une œuvre partagée
entre longs-métrages de fiction et portraits de musiciens
rock. L’auteur de LA GRANDE ESCROQUERIE DU ROCK’N’ROLL
(1980) et d’ABSOLUTE BEGINNERS (1985) filme l’explosion
du punk anglais en 1976 avant de devenir clippeur pour David Bowie,
les Stray Cats et les Rolling Stones. Grand collectionneur d’images
d’archives, Julien Temple parsème ses documentaires
de flashes d’infos, d’extraits d’émissions
de variété et de publicités d’époque.
Ses films sont d’étonnants patchworks visuels dont
le propos est renforcé par son expertise musicale d’insider
de la scène musicale britannique depuis la seconde moitié
des années 1970. Une analyse du phénomène trans-générationnel
du festival de Glastonbury (GLASTONBURY, 2006) et un documentaire
dédié à Joe Strummer (JOE STRUMMER : THE FUTURE
IS UNWRITTEN en 2007) sont à compter parmi ses réussites
récentes.
Si Julien Temple démarre sa
carrière de réalisateur par plusieurs documentaires
avant d’enchaîner des réalisations pour le grand
écran, d’autres cinéastes effectuent le parcours
inverse. Jonathan Demme (STOP MAKING SENSE en 1984, HEART OF GOLD
en 2006), Jim Jarmusch (YEAR OF THE HORSE, 1997) et surtout Martin
Scorsese (THE LAST WALTZ en 1978, NO DIRECTION HOME en 2006 et SHINE
A LIGHT en 2008) agrémentent ainsi leurs filmographies de
rockumentaires dédiés à des musiciens avec
qui ils possèdent des affinités (Neil Young et les
Rolling Stones ont, par exemple, illustré des films de Jarmusch
et de Scorsese).
Certains artistes comme les photographes Robert Frank (COCKSUCKER
BLUES, 1972) et Bob Gruen (ALL DOLLED UP, 2004) ou le plasticien
Andy Warhol (THE VELVET UNDERGROUND AND NICO en 1966) ont aussi
abordé, avec des fortunes diverses, le rock par l’approche
documentaire. Une catégorie plus rare de musiciens/documentaristes
inclut enfin des artistes passés derrière la caméra
pour filmer leur propre œuvre. Bien souvent, cette volonté
émane de control freaks (obsédés du contrôle)
dont la mégalomanie s’étend jusqu’à
la pellicule. Cette division plus restreinte inclut entre autres
Neil Young (JOURNEY THROUGH THE PAST, RUST NEVER SLEEPS, GREENDALE,
réalisés sous le pseudonyme de Bernard Shakey), Frank
Zappa (BABY SNAKES, 1979) et Prince (SIGN OF THE TIMES, en 1987).

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expédié dans les 24 heures suivant votre commande, à
compter de sa date de parution, le 4 octobre 2010.

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176
pages - paru le 4 octobre 2010
14
€
EAN: 978-2916560-182

Photos
de
la soirée
de lancement aux 3 Baudets

L.
Jaoui et Ch. Geudin en dédicace - Les 3 Baudets (05/10/2010)
© D.D.
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