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BIG
MAN
DE
LA VRAIE VIE À
LA VRAIE LÉGENDE
par
Clarence Clemons et
Don Reo
préface
de
Bruce Springsteen
traduit de l'américain par
Hugues Barrière
«
Vous voudriez être lui mais ce n’est pas possible. Parce
que dans le monde entier, il n’y a qu’un seul Clarence “Big
Man” Clemons. »
Bruce
Springsteen
| Clarence
"Big Man" Clemons est décédé subitement
le 19 juin 2011 des suites d'un AVC. Nous lui rendons
hommage ici. |
Surnommé
« Big Man » en raison de son imposante carrure, le saxophoniste
Clarence Clemons joue depuis près de 40 ans aux côtés
de Bruce Springsteen au sein de son légendaire E Street Band.
Avec son meilleur ami, l’auteur et producteur d'émissions
de télé californien Don Reo, il signe aujourd’hui
non pas une classique autobiographie de musicien en fin de carrière
mais un surprenant et passionnant recueil d’histoires, d’anecdotes
et de souvenirs vécus au cours de sa vie personnelle et professionnelle.
C’est la toute première fois qu’est ainsi racontée
la vie dans le backstage et en tournée avec le E Street Band.
Autour de Big Man, l’on croise également de nombreux autres
personnages de légende tels que l’acteur Robert de Niro,
le boxeur Mohammed Ali, l’ex-Beatle Ringo Starr, le célèbre
producteur Phil Spector, les icônes Frank Sinatra ou Bob Dylan,
les écrivains Norman Mailer, Richard Brautigan, Thomas Pynchon
ou Hunter Thompson, ou encore... le dictateur Fidel Castro. Et bien
entendu, le « Boss » Bruce Springsteen, qui signe la préface
de cet ouvrage, et toute la « E Street family ». L’on
y découvre au passage qui sont Mokshagun, Madame Silvers, la
définition d’un Gwyneth ou ce secret que Robert De Niro
a confié au Big Man en lui faisant jurer de ne pas le révéler
avant 25 ans ! Enfin, parce qu’il est définitivement un
personnage hors du commun, Clarence « Big Man » Clemons
intercale entre ses récits authentiques un certain nombre de
« légendes », narrations mi-fictives mi-réelles
dans lesquelles on se perd avec amusement et délectation à
retrouver le vrai du faux. Bienvenue dans l’univers du rock, de
ses réalités et de ses mythes !
Visitez
la page acebook
consacrée
au livre.
384
pages + cahier photos couleur 16 pages
parution le 27 octobre 2009 - 22 €
ISBN
: 978-2916560-144
Editions
Autour du livre / Documents Rock
Ce livre a paru le 21 oct. 2009 dans sa version originale américaine
aux éditions Grand Central Publishing sous le titre Big Man,
Real Life & Tall Tales.

Clarence Clemons présente son livre
sur la scène du Madison Square Garden
de New York City le 8 novembre 2009
WHO
DO I THINK I AM? TRAILER
from James Roddy on Vimeo.
DO
I HAVE TO SAY HIS NAME...?
from James Roddy
on Vimeo.
Lecture
à la librairie Parallèles
Nous
vous proposons de nous retrouver le mardi 27 octobre, jour de
la sortie du livre, à partir de 17h30, à la librairie
Parallèles, 47 rue St Honoré, 75001 Paris,
pour une lecture de plusieurs passages, histoires et légendes
de Big Man, de la vraie vie à la
vraie légende... sur fond de cette musique qu'on
aime, celle qui vient de lui, celle qui vient du Bruce.
Pour
ceux qui ne pourront pas se libérer aussi tôt, et
s'il y a des candidats, nous poursuivrons peut-être la réunion,
après la fermeture de la librairie (19h15) dans un troquet
alentour où nous pourrons trinquer à la santé
du Big Man (qui en a bien besoin, même si, paraît-il,
il va un peu mieux).
Amitiés
H. Barrière |

Lire
un extrait...
PRISON
DE SING SING
7 DÉCEMBRE 1972
par
Clarence CLEMONS
On
était en 1972. Mike Appel nous avait programmé un concert
à Sing Sing, une prison de haute sécurité à
New York. Il pensait que ça nous ferait une bonne pub, mais
un seul journaliste s’est pointé. C’était
un gars d’un magazine qui s’appelait Crawdaddy.
Ce show s’avéra être l’un des plus effrayants
que j’aie jamais faits. Disons même le plus effrayant.
Le concert devait avoir lieu pendant la journée. Nous, on n’avait
pas l’habitude d’être réveillés en
plein jour, donc ça non plus, ce n’était pas courant.
Nous sommes allés en voiture jusqu’à la porte.
On se regardait tous les uns les autres parce qu’on ne savait
pas à quoi s’attendre.
Je me souviens que
les gardes étaient très stricts et très hostiles.
On sentait qu’ils ne voulaient pas de nous là-bas. Après
avoir franchi la porte, on nous a escortés jusqu’à
un bâtiment où on nous a fouillés sans ménagement.
C’était l’endroit le plus protégé
que j’aie jamais vu. J’imaginais que c’était
à ça que devait ressembler un camp de prisonniers nazi.
On nous a ensuite
poussés à l’intérieur. À chaque
instant, je redoutais de me faire trancher la gorge par un détenu
mécontent. Il y avait là les individus affichant les
looks les plus patibulaires qu’il m’ait été
donné de voir, même à la télé. En
marchant vers la chapelle de la prison, où on devait jouer,
j’évitais tous les regards. Quand on est enfin arrivé,
on n’avait plus le temps pour faire une balance. On a installé
notre matériel pendant que la pièce se remplissait de
tueurs et de voleurs. Des hommes qui n’avaient rien à
foutre de leur propre existence et dont je savais qu’ils avaient
encore moins à foutre de la mienne. Tout ce à quoi je
pensais, c’était « Commençons à jouer,
finissons-en et foutons le camp d’ici ».
Notre roadie cet après-midi-là
s’appelait Albee Talon. Il était souvent avec nous les
premiers temps. Il brancha l’orgue, les amplis et les micros,
et tout sauta. Une épaisse fumée blanche sortit de chaque
appareil. La prison avait du courant direct au lieu du courant alternatif.
Tous nos instruments électriques étaient morts. J’ai
craint que nous ne soyons bientôt tous morts nous aussi.
À
ce stade, le public composé de meurtriers et autres personnages
peu recommandables commença à s’impatienter, et
nous à prendre peur. Nous étions un groupe de rock sans
guitares ni orgue ni basse ni micros. La foule se resserrait de plus
en plus et la tension sur la scène cédait la place à
la panique. Que pouvions-nous faire ? Bruce me regardait avec un de
ces regards qui disaient « Qu’est-ce qu’on fout,
maintenant ? » Alors j’ai pris mon sax et j’ai commencé
à jouer « Them Changes » de Buddy Miles. Rien que
le son de la musique – cela aurait pu être n’importe
quelle musique – calma un peu la foule, mais on n’était
pas sortis d’affaire pour autant.
Vinnie s’est
mis dans le rythme et très vite, on a trouvé le groove.
Le public est entré dans la danse et quelques instants plus
tard, on balançait sec. Juste un sax et une batterie, mais
c’était funky. Puis, au milieu du public, j’ai
aperçu un gars qui tenait un sax alto. Un petit gars. Il s’est
levé et a commençé à jammer avec moi.
À cet instant, le public de prisonniers est devenu dingue.
Bruce tapait dans ses mains et dansait sur la scène. Que pouvait-il
faire d’autre ? La foule lançait des acclamations parce
qu’un des leurs faisait désormais partie du groupe. C’était
comme s’il avait été soulevé par leur admiration
et transporté jusqu’à la scène, parce que
le seul truc dont je me souviens, c’est qu’il s’est
soudain retrouvé à côté de moi. Le membre
caché du E Street Band. Nous avons joué cette chanson
pendant plus d’une heure, dans tous les arrangements possibles.
La même chanson. Ce fut le plus grand concert d’une seule
chanson de l’histoire de l’humanité.
Je me souviens qu’à
un moment, peut-être une heure après le début
de ce gigantesque bœuf, Bruce s’est avancé sur le
bord de la scène et a crié un truc à la foule
qui l’a littéralement fait exploser. « Quand on
en aura fini » leur a-t-il dit, « vous pourrez tous rentrer
chez vous. »

© 2009, by
Slam Alley Productions, Inc. and AMF Inc. /Autour du Livre.
Toute reproduction
interdite sans autorisation.
Illustration : © N.F.L. Photo
Deux autres extraits
peuvent être téléchargés aux liens suivants
: Belmar,
1973 et New
Jersey, 1973 (clic-droit, enregistrer sous...)

n°3036, semaine du 10 au 16 septembre.

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Lire l'intégralité
de la revue de presse française...

Liens
et presse étrangère
•
La page facebook du livre : http://www.facebook.com/group.php?gid=140713067634
• La page facebook de C. Clemons : http://www.facebook.com/profile.php?id=1001375038
• Le site officiel de Clarence Clemons : http://www.clarenceclemons.com
• Le site officiel de Bruce Springsteen : http://www.brucespringsteen.net
• C. Clemons répond aux questions de Rolling Stone : http://www.rollingstone.com/rockdaily/ind...
• Le forum LOHAD parle du livre : http://hopeanddreams.aceboard.fr/...
•
Le forum OAN parle du livre : http://open-all-night.xooit.fr/t388-Biographie-de-Clarence.htm
• La page wikipedia sur Clarence Clemons : http://en.wikipedia.org/wiki/Clarence_Clemons
• La page facebook de Hugues Barrière (traducteur) : http://www.facebook.com/hugues.barriere
Quelques
liens vers la presse américaine :
•
Examiner.com -Oct. 22, 2009 -“Big Man Clarence
Clemons visits The Howard Stern Show”
http://www.examiner.com/x-11279-Howard-Stern-Examiner~y2009m10d21-Big-Man-Clarence-Clem...
•
Nashvillescene.com - Oct. 21, 2009 -“Clarence
Clemons to Retire From E Street Band?”
http://blogs.nashvillescene.com/nashvillecream/2009/10/clarence_clemons_to_maybe_reti.php
•
TheStar-Ledger.com - Oct. 21, 2009 - “C. Clemons
rocks for children, signs books” by Jay Lustig
http://www.nj.com/entertainment/music/index.ssf/2009/10/clarence_clemons_rocks_for_chi.html
•
The Post Chronicle - Oct. 21, 2009 -“C.
Clemons Memoir, Tall Tales Of B. Springsteen” by Jack Ryan
http://www.postchronicle.com/news/original/article_212263296.shtml
•
U.S.1 - Oct. 21, 2009 - “Clarence Clemons: The
Accidental Saxophonist” by Susan Van Dongen
http://www.princetoninfo.com/index.php?option=com_us1more&Itemid=6&key=10-21-2009%20Cle...
•
Reuters USA
http://www.reuters.com/article/cuba/idUSTRE59L08N20091022
•
US Daily
http://www.theusdaily.com/articles/viewarticle.jsp?id=879919&type=EntertainmentMus
•
Reuters UK
http://uk.reuters.com/article/idUKTRE59K63M20091021
•
Yahoo
http://new.music.yahoo.com/bruce-springsteen/news/big-man-on-life-with-and-without...
Vous
êtes fan de Bruce Springsteen ?
Nous
vous recommandons également :
• Born
in the U.S.A., anatomie d'un mythe, par Hugues Barrière (Les
cahiers du rock, 2006)
• Bruce
Frederick Springsteen, par Hugues Barrière et Mikaël
Ollivier (Le Castor Astral, 2008)
"Les
deux font la paire !"
Les formats
de Big Man, de la vraie vie à la vraie
légende et de Bruce
Frederick Springsteen (par Barrière/Ollivier, Castor Astral,
2008) étant identiques, les deux ouvrages se marieront parfaitement
dans votre bibliothèque, aussi bien, justement, que Bruce et
le Big Man, sur scène ou en studio. Comme disait l'autre, "C'est
peut-être un détail pour vous, mais pour nous ça
veut dire beaucoup." (;+>)
L'un ne va pas sans l'autre sans l'autre !



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