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par
Arnaud Huber
Toi,
Moi & Morrissey est un texte à deux voix qui s’entrecroisent,
se tutoient, se superposent et se rejoignent à la fin : celle,
au présent, du narrateur qui assiste à son premier concert
du chanteur Morrissey, ex-leader des Smiths, aux Eurockéennes
de Belfort, juste avant la retransmission d’un quart de finale
de coupe du monde entre la France et le Brésil ; et celle, au
passé, de sa mémoire, qu’il interroge au moyen d’une
profonde quête personnelle, affective et musicale, afin de comprendre
comment, de rendez-vous ratés avec la musique du « Moz
» en rencontres sentimentales sans lendemain, il a fini par devenir
« fan de Morrissey ».
Toi,
Moi & Morrissey est un roman qui nous interroge sur les
relations complexes que l’art en général et la musique
en particulier entretiennent avec notre existence, sur la façon
dont la musique peut servir à rythmer notre mémoire et
construire notre présent, dont la bande-son de notre vie peut
nous influencer au plus profond de notre inconscient.
Concepteur-rédacteur
publicitaire, Arnaud Huber a mis son sens des mots
et son amour de la musique au service et au cœur de son premier
roman. Il a 36 ans et vit en Lorraine.
144
pages - paru le 6 septembre 2010 - 12 €
ISBN : 978-2916560-168
(Autour du livre / Coll.Récits Rock)
L'avis
des lecteurs
11
avis

Coups de cœur des vendeurs :
JOHANN de
FNAC
Le Havre (02/2011)
Fan de...
Entre le témoignage et la fiction l'auteur nous fait voyager
dans le temps, les souvenirs et les émotions. Au delà
de Morrissey, cette histoire devient l'histoire de tout fan cherchant
à se remémorer la premiere fois où il a entendu
son idole. Passionant de bout en bout.
    Ou
comment le "Moz" a bouleversé des existences...
Fan absolu du "Moz", le titre énigmatique
de ce livre m'a forcément vivement attiré. Arnaud Huber
nous propose de suivre, à travers le concert donné aux
Eurockéennes de 2006 par Morrissey, comment il est tombé
"amoureux" de l'univers du chanteur des Smiths.
Cette
plongée dans le plus profond de l'âme du narrateur se révèle
passionnante grâce à l'habileté de l'auteur pour
mêler ses atermoiements personnels avec les chansons de Morrissey.
Si l'écriture est simple, elle n'en est pas moins efficace et
s'avère particulièrement touchante. Le lecteur se situe
alors au croisement du psychisme d'un jeune homme lambda et de celui
de Morrissey, du moins tel que pense le percevoir le narrateur. Certes,
quelques rares passages viennent ralentir l'histoire et font baisser
l'intensité, mais ils ne gâchent nullement la qualité
globale de l'ouvrage.
De
plus, si le livre est intéressant à lire pour tout fan
de Morrissey, il ne se limite pas à une vague histoire avec en
toile de fond les chansons de ce dernier. En effet, le roman d'Arnaud
Huber parvient en parallèle de l'intrigue à montrer l'importance
que peut jouer la musique en imprimant à jamais des "séquences
mémorielles" dans nos souvenirs. Ainsi, tout le monde se
souvient d'une chanson entendu le jour d'un évènement
qui l'a marqué ou qui l'a touché. Le point de vue qu'utilise
l'auteur dans ce roman rend idéalement compte de ce phénomène
psychologique ; ce qui est notable pour ce qui se présente comme
un simple roman.
En
conclusion, un bon ouvrage à recommander à tout amateur
de musique, et surtout aux aficionados du "Moz" !
Pierre-Yves Champenois, Lyon, 13/12/2010 (amazon.fr)
Un
vrai bon moment de lecture!
Un style agréable et sans prétention
Morda, 04/12/2010 (morrissey.forumactif.com)
j'ai
fort apprécié le livre pour le style et les innombrables
souvenirs du concert de Belfort mais surtout de ma jeunesse nancéienne
avec tous ces lieux cités(Vertigo and co) 
Nevic,
10/11/2010 (morrissey.forumactif.com)
Lu
d'une traite un soir de grosse insomnie ...J'ai passé un très
agréable moment et je l'ai recommandé !!!
Almalilas, 02/11/2010 (morrissey.forumactif.com) 
   
Touchant et drôle!
"Un livre touchant et drôle qui ne s'adresse pas uniquement
aux fans de Morrissey mais surtout à tous ceux pour qui la musique
est la "bande son " de leur vie. Fortement conseillé!!
"
Mozfan,
30/09/2010 (fnac.com)
   
Pour tous les amoureux de musique et pas que de Morrissey
"On a tous des artistes ou des morceaux qui nous suivent toute
notre vie. J'aime ce "ping pong" temporel quand tous ces souvenirs
nous reviennent, qui dit vraiment le vagabondage de l'esprit quand on
entend certains morceaux. J'aime aussi l'objet : son format, la couverture,
le papier. C'est un objet intime. Il est juste un peu .... court comme
quand le temps d'un concert passe trop vite alors qu'on a été
emporté si loin de soi, et que l'on revient "dans la vraie
vie" "
Cécile,
Lyon, 29/09/2010 (fnac.com)
   
Touchant
"Voici un livre qui ne s'adresse pas seulement aux fans des Smiths
ou de Morrissey mais tout simplement à tous ceux pour qui la
musique a une place importante dans la vie de tous les jours. Brillant,drôle,émouvant...comme
une chanson des Smiths."
SuperMoz, 27/09/2010 (fnac.com)
   
Un
livre fabuleux !!!
On est loin de la fanitude dans ce livre. Le décor est un concert
de Morissey où éclatent toutes les émotions que
peut engendrer un concert où on prend un réel plaisir.
Il faut juste aimer la musique et les belles histoires bien écrites
pour apprécier ce texte qui m'a personnellement beaucoup touché.
Tipi, 09/09/2010 (fnac.com)
   
Passionnant
et fort bien écrit
C'est
un bon livre, passionnant et fort bien écrit. Arnaud y montre
un vrai talent d'écrivain, une originalité stylistique,
le sens de l'aphorisme ainsi que celui du rythme... grâce à
Morrissey certainement. Bien que connaissant assez peu l'œuvre
du musicien (méconnaissance que je vais combler), j'ai été
porté par le récit romanesque de cette errance et éducation
amoureuse au milieu des années 80 qui porte néanmoins
l'universalité de toutes les aventures de nous autres pauvres
hommes, face à l'énigme féminine. Je me suis reconnu
à plusieurs reprises, pris en défaut par les codes féminins
et totalement désarmé comme l'est l'auteur. C'est bien
vu, subtil et c'est une oeuvre littéraire recevable par tous
lecteurs. Le pari est réussi et je conclurai en citant cette
considération pertinente de la page 13 "Le progrès,
c'est la Méduse des temps modernes. Il pétrifie sur place
ceux qui tentent de lui survivre.
Ph. Donny, 24/10/2010

À
chaque fois que j’entends "Eye in the sky" d’Alan
Parsons Project, je pense à un ami à qui cette chanson
rappelle instantanément nos années lycée. Un peu
comme la fameuse madeleine de Proust. Et depuis que cet ami m’a
dit l’effet que produisait sur lui cette chanson, j’y associe
moi aussi des réminiscences du lycée alors que jusque
là, "Eye in the sky" me rappelait plutôt le collège.
Mon
ami n’est pas devenu fan d’Alan Parsons Project pour autant,
et je n’écoute plus ce groupe que par nostalgie, ou pour
la voix solaire du défunt Eric Woolfson. Mais l’un comme
l’autre, nous ne pourrons plus entendre ce classique du début
des années 80 sans penser l’un à l’autre.
J’ai
toujours su que la musique tenait dans nos vies, dans ma vie, une place
à part. Qu’elle m’était, précisément,
vitale. Ce qui, en soi, est plutôt banal. Et j’ai toujours
fait semblant de considérer que les artistes que j’écoutais
ne s’adressaient qu’à moi. Tous les fans font ça.
Ce n’est pas moins banal.
Pour
autant, je n’ai jamais été un fan hardcore. Tout
au plus ai-je dépensé un peu plus d’argent que de
raison pour m’offrir un bootleg ou une compilation de chutes de
studio mal enregistrées. Je m’avoue également assez
client des t-shirts que vendent les roadies les moins bourrus à
la fin des concerts. Même si, à quelques exceptions près,
je ne les porte presque jamais car, il faut bien le dire : ils sont
souvent moches.
Peter
Gabriel, Pixies, a-ha, Mogwai, Nick Cave, Radiohead, Joe Jackson, Divine
Comedy, j’en passe : je n’ai jamais cherché à
leur ressembler, à percer leur intimité ou à dépister
un sens caché derrière les mélodies ou les paroles
de leurs chansons. Pourquoi donc ai-je écrit "Toi,
Moi & Morrissey" ? Parce que néanmoins, et
même si c’est banal, la musique accompagne, influence et
fait partie intrinsèque de notre existence. Parfois sans que
l’on s’en rende compte. Et longtemps je ne me suis pas rendu
compte que Morrissey en faisait partie. Comme Bruce Springsteen, les
Beatles, Elliott Smith ou Britney Spears, peu importe, font peut-être
partie de la vôtre.
Mais
à quel point a-t-on besoin de la musique pour rythmer sa mémoire
? Comment se sert-on de la musique pour se souvenir ? Voilà les
questions auxquelles j’ai voulu répondre en écrivant
"Toi, Moi & Morrissey". En réalisant
cette enquête intime pour trouver le lieu, l’arme et le,
ou la, responsable de mon culte pour Morrissey…
Arnaud Huber
Lire
un extrait...
La règle de l’île déserte
Une heure. Ou deux. Ou trois. Ça représente quoi ? Cinquante
à cent cinquante pages d’un bouquin imprimé serré
? Bien serré ? Aussi. Mais encore…
À l’heure de ces lignes,
tu sais précisément quel a été l’effet
de l’herbe sur toi. Tu sais que tu as voyagé dans le
temps. Un voyage de quelques heures qui, en vérité,
a duré des années. Le principe même d’un
voyage dans le temps. Comme si, avec ce joint, tu étais sorti
de la boucle temporelle dans laquelle tu t’es perdu le jour
où tu as entendu parler de Morrissey pour la première
fois. Reste à savoir à quand remonte ce jour. Et qui
t’en a parlé.
Qu’on se rassure ! Tu ne vas
pas te mettre à soliloquer sur les trous noirs et la physique
quantique. Tu n’y connais rien. Et tes convictions te portent
à croire que le ridicule tue. Tu sais seulement que lors de
cette boucle temporelle se sont immiscés tous les instants
de ta vie liés à l’œuvre de Morrissey. Un
peu comme on voit, paraît-il, repasser toute sa vie au moment
de rendre l’âme. Le temps d’un concert et d’un
match de coupe du monde, ces instants ont défilé devant
tes yeux.
Tu sais aussi que bien souvent, c’est
grâce aux paroles d’une chanson que tu t’es tiré
de certains mauvais pas. Certes, tu ne t’es jamais retrouvé
suspendu dans le vide à une corde sur le point de céder.
Et en admettant que cela te soit arrivé, ce n’est pas
en te souvenant des paroles d’Hanging On The Telephone
des Nerves que tu t’en serais sorti. D’autant que tu préfères
la reprise de Blondie. Mais pour surmonter une rupture douloureuse,
se tirer d’une conversation mal engagée, les chansons
sont d’imparables antisèches. Oui, aussi commun que cela
puisse paraître, les chansons ne sont pas des bouteilles à
la mer mais des bouées de sauvetage, des ambulances, des vitres
à briser en cas d’urgence.
S’il ne t’est donc jamais
rien arrivé de plus périlleux que de glisser sur une
plaque de verglas, tu peux toutefois affirmer que certaines chansons
t’ont sauvé la vie. Tu n’es pas le seul ! Tu le
sais. Les résultats d’un sondage commandité par
la BBC et sur lequel tu es un jour tombé te l’ont confirmé.
Non pas que tu aies besoin de conclusions statistiques pour le croire
! Mais tu es comme tous les Français. Tu aimes bien les sondages.
The song that saved your life,
interrogeait celui-ci. « Quelle chanson vous a sauvé
la vie ? » Bingo ! Être touché, ému, transporté,
consolé par une chanson, il n’y a rien de mieux pour
se sentir fier de passer pour un imbécile heureux. Ni la raison
ni l’orgueil n’ont à voir avec le plaisir que l’on
peut prendre à écouter, ré-écouter, jusqu’à
l’abîmer, une chanson.
D’où la présence, dans ce sondage, de quelques
évidences. Glory Box de Portishead, Everybody
Hurts de REM. Et de choses plus incompréhensibles. I
Believe In A Thing Called Love du groupe Darkness par exemple.
Du hard rock d’un autre temps, inavouable période où
les écussons de Status Quo fleurissaient sur les vestes en
jean comme les boutons d’acné sur les visages des lecteurs
de Tolkien.
En tête du classement, une autre
évidence. Une de ces chansons à géométrie
variable. Une chanson capable de tout ! De vous expédier au
fin fond du désespoir à grands coups de pied dans le
cœur. De vous en sortir presque de la même manière,
gonflant votre palpitant d’un souffle de joie inespéré.
Résultat aussi pro-bant que le Good Day Sunshine des
Beatles un lendemain de beuverie. Elle figure au classement d’ailleurs.
Pas étonnant ! Le plus brillant des ingénieurs en cosmétologie
ne trouvera jamais la formule d’un gel tonifiant plus efficace
qu’une chanson pop bien troussée.
En tête de liste, I Know It’s Over, des Smiths.
Nous y voilà ! Une mélodie indomptable. Une mélodie
qui rend indistincts le jour et la nuit. Des paroles si intimes, si
indécentes, qu’elles traduisent les tourments de milliers
d’âmes en proie au calvaire de la solitude et dont tu
fis partie. Et cette voix, bon dieu… Cette voix ! Cette émotion
que charrient les cordes vocales de Morrissey.
Tu emporterais cette chanson sur une
île déserte sans hésiter. Comme tous ces gens
qui ont voté pour elle le feraient. Tu tenterais bien de tricher
pour y emporter d’autres merveilles. Une compilation de tous
tes titres cultes. Et des pieds de Sémillon, de Sauvignon et
de Muscadelle, pour assembler un Monbazillac que tu baptiserais sottement
Robinson.
Évidemment, de même que
celui qui trouverait la lampe merveilleuse d’Aladin se plierait
aux règles de son bon génie, tu finirais par te plier
à la règle ascéti-que de l’île déserte.
I Know It’s Over, un baladeur, une batterie solaire.
Et tu conspues tous les possesseurs de baladeurs MP3 160 Go qui, à
force de trimballer toute leur discothèque à portée
de main, ont perdu toute forme d’abnégation. Pourquoi
? Si tu le savais, tu n’écrirais pas ces pages. Tu n’irais
pas plus loin. Tu les tiendrais ! Le lieu, l’arme et l’auteur
du culte. Et tu te sentirais bien. Comme tu te sentirais bien.
© 2010,
Autour du livre.
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144
pages - paru le 6 septembre 2010
12€
EAN: 978-2916560-168

Contact
presse : contact @ adlivre.com – 06 86 66 27 57

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3
juillet 2011
«
Toi, Moi & Morrissey » : un livre né aux
Eurocks 2006
Fidèle
des Eurockéennes depuis 1992, Arnaud Huber vient
cet après-midi au festival pour y présenter
un livre né lors du concert de Morrissey au Malsaucy,
en 2006, une véritable révélation pour
cet ex-Thannois de 36 ans, qui travaille depuis dix ans
dans une agence de publicité à Metz.
«
Il n’y avait qu’un seul de ses albums que j’appréciais
vraiment, mais pendant le concert, des tas de souvenirs
me sont revenus, explique-t-il. C’est un livre à
deux voix : l’une, au présent, qui raconte
cette journée de concert et de quart de finale de
la Coupe du monde de football, l’autre qui plonge
dans le passé pour comprendre comment le narrateur
est devenu fan de Morrissey. C’est inspiré
par mon expérience, mais il s’agit avant tout
d’un roman, qui parle de filles et de garçons,
de notre rapport à la musique, comment elle nous
construit et réveille parfois des souvenirs très
précis. »
Rock,
amour et football : Arnaud Huber admet avoir été
« encouragé » par l’œuvre
de l’écrivain anglais Nick Hornby. Devenu un
fan raisonnable du « Moz » et des Smiths, «
vénérant » le post-rock de Mogwai, il
ira voir ce soir, après sa séance de dédicace,
Arcade Fire, Arctic Monkeys et Beady Eye.
RENCONTRER
Arnaud Huber sera en dédicace cet après-midi
de 16 h à 18 h, au Fnac Café des Eurockéennes.
LIRE
Toi, Moi & Morrissey par Arnaud Huber, Éd. Autour
du livre, 144 pages, 12 €.
Olivier
Brégeard
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1er
juillet 2011

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3
décembre 2010
merci de patienter quelques
instants pendant le début du chargement de la vidéo...
(laissez s'ouvrir les différentes fenêtres
jusqu'au démarrage du sujet)
La
chronique de Laurent Parisot dans le midi pile de France
3 Lorraine

"J'ai
eu un véritable coup de coeur pour ce "Toi,
Moi & Morrissey" publié aux éditions
Autour du livre. Ce premier roman est un texte à
deux voix, à la fois le récit du concert
donné par Morrissey aux Eurockéennes de
Belfort, c'était en 2006, mais aussi souvenirs
de jeunesse d'un post-adolescent en pleine quête
d'identité. Le livre est construit autour de Morrissey
- je re-situe juste en quelques mots - c'était
le chanteur des Smiths, un groupe culte des années
80, une figure, en tout cas, du rock indépendant.
Et pour en parler, son auteur venu de Metz, bonjour Arnaud
Huber..."
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Novembre
2010
Les
liens entre la musique et nos vies sont à la fois
forts et mystérieux. C'est ce qu'explore avec finesse
Arnaud Huber dans "Toi, Moi & Morrissey",
où un concert du chanteur des Smiths aux Eurockéennes
et ses textes de chansons ont une résonance particulière
sur l'auteur."
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Novembre/décembre 2010
La
dernière fois qu’on avait croisé Steven
Patrick dans une fiction (hormis les clins d’œil
épars de Douglas Coupland), c’était
dans Mauvais Garçon (2004) de Willy Russel.
Une purge. Autant dire qu’on se méfiait d’un
roman affichant un titre pareil. Bonne nouvelle : on a tout
faux. Loin de son intitulé égotique et monomaniaque,
ce petit roman prend ses distances avec le fanatisme et
s’interroge surtout sur ce qui nous rattache à
une chanson, un disque et un artiste. Arnaud Huber n’est
pas un amateur de la première heure et ne claque
pas tous ses salaires à suivre les tournées
du Mancunien. D’ailleurs, il a bêtement téléchargé
Ringleader Of The Tormentors (2006). La même
année, à Belfort, Huber assiste à son
premier concert de Morrissey. Cette date est la trame d’un
livre alternant récit dudit concert et souvenirs
(post) adolescents. Narré à deux voix et à
rebours, l’auteur cherche ce qui l’a séduit
(mais pas immédiatement) chez l’ex-Smiths.
Se souvient d’une adolescence complexée dans
un corps mal fichu, d’une sexualité mal définie
et d’un disque des Smiths ou de Morrissey qui croisait
son chemin, par-ci, par-là. Refuge ultime pour la
déprime ? Même pas, et c’est tant mieux
: on est loin de l’image sépia de l’ado
déprimé se réfugiant dans les mots
de Wilde. Au contraire : loin de dresser le CV parfait de
l’indie-kid incorruptible, Huber se souvient également
de sa période hair-metal. Entre autres. De ce livre
parfois maladroit émanent une réelle sincérité
et un ton très personnel qui, pourtant, touche à
l’universel : pas besoin de connaître le coiffeur
de Jobriath ou les figurants de Coronation Street pour
apprécier ces confessions pudiques. Il faut juste
avoir nourri une passion pour quelques “chansons
qui vous ont sauvé la vie”. Qu’elles
soient signées de Morrissey ou pas. Ce qui devrait
être dans vos cordes, non ?
Thibault
Allemand
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| 
Quand
la musique bouleverse l’existence
Un premier roman sur la chanson qui a changé votre
vie
par Florent Potier
Mercredi 6 Octobre 2010 - 11:48
Arnaud
Huber est un gars sympa. Celui qu’on croise au hasard
d’une soirée, avec qui on discute ; on apprécie
ses idées, on se laisse aller... Autant vous le dire
tout de suite, je connais Arnaud Huber, l’auteur de
l’ouvrage dont je vais vous parler. Et si vous lisez
La Plume Culturelle, vous devriez aussi reconnaître
le chroniqueur régulier de la météo
des concerts. Ce jeune auteur lorrain publie son premier
roman « Toi, moi & Morrissey » aux éditions
Autour du Livre. Un roman qui pointe du doigt la musique
quand elle parle aux tripes et à l’âme.

Arnaud
Huber, auteur de « Toi, moi & Morrissey »,
réside actuellement en Lorraine © LPC| Audrey
Fourrier
Fines lunettes,
regard doux, allure tranquille, Arnaud Huber est bien éloigné
du cliché du fan de rock prêt à tout
pour un lambeau de la chemise pleine de transpiration de
son idole. Amoureux du rock, il se défend d'être
un fan hystérique : « Ce qui compte pour moi
c’est la musique, c’est le culte de ce que le
musicien produit, pas de sa personne. » C’est
en feuilletant Je, la mort et le rock’n’roll
de Chuck Klosterman qu’il prend conscience de la façon
dont la musique influe sur sa vie. « Il dit dans son
livre exactement ce que je pense : on ne peut pas vivre
sans musique. » Cette pensée simple et limpide,
bateau dira t-on, il faut bien en comprendre toutes les
facettes. Ce qu’Arnaud Huber retrace, c’est
notre relation à la musique : « Écouter
de la musique n'est pas un passe-temps. Écouter de
la musique est un acte de foi. C’est croire que certaines
chansons ont le pouvoir de changer le cours de notre existence.
»
Faire
de son premier livre une autobiographie c’est culotté.
A moins qu’on soit pressé de quitter cette
planète. Toi, moi & Morrissey c'est une rencontre
entre un individu et celui qu’il considère
comme son Sauveur (et la majuscule est volontaire). Arnaud
Huber a été victime d’une intrusion,
marqué au fond de sa mémoire, à son
insu en plus. Morrissey, chanteur des Smiths, s'est imposé
un jour dans son cerveau, l’a pénétré
par toutes ses émotions, a décidé de
coucher là, et de ne plus jamais en partir. Tout
cela qui semble extraordinaire, Arnaud Huber l’a remarqué
longtemps après les faits. Mais de façon limpide
et claire, au concert de Morrissey aux Eurockéennes
de 2006, un « soir de quart de finale de coupe du
monde entre la France et le Brésil », l'auteur
prend conscience de la vieille présence du chanteur
dans son existence. Le livre alterne alors les flash-back
entre ce concert « révélateur »
et des bribes de vie parfois enfouies dans l'inconscient.
Un texte où les voix se succèdent : retour
sur existence, en coulisse avec un Morissey « capable
de donner l'impression que chaque interprétation
est peut-être définitive » ou en plein
milieu du public au pied de la scène du concert
Let me kiss you
Arnaud reprend le fil de sa jeune existence, et considère
les chansons qui ont bouleversé sa vie. Et à
chaque fois, le même constat, c’est une chanson
de Morrissey (le Moz pour les fans) qui accompagne toutes
les étapes de sa vie, déboires et plaisirs
amoureux. Puisqu’au fond la vie c’est ça.
Eh bien réfléchissez, vous aussi, pour ces
moments-là de la vie, il y a une musique en tête,
de Morrissey ou d’un autre peu importe. « La
musique s’insinue en nous sans qu'on s’en aperçoive.
On croit pouvoir en maîtriser les effets sur notre
psyché mais c’est faux. Jouer les prosélytes
pour tenter de convertir les autres à nos goûts
peut nous en donner la vague et éphémère
impression. » Lumière noire de la musique quand
elle accompagne la honte de soi, reprenant Let me kiss you
de Morrissey à son compte : « Ferme les yeux,
pense à quelqu'un que tu admires physiquement, et
laisse-moi t’embrasser. Mais ensuite tu ouvres les
yeux et tu vois quelqu’un que tu trouves physiquement
repoussant, mais mon cœur est ouvert, mon cœur
est ouvert à toi. »
Dans Toi, moi et Morrissey, Arnaud Huber
ne fait écran entre sa réalité et ce
qu’il écrit, il raconte tout en transparence
: les joints au cannabis avant le concert, son seul baiser
à un garçon, l’impuissance à
casser la gueule de celui qui le fait cocu, ses échecs
amoureux, des rondeurs pas assumées. Qu’il
me pardonne, tout est public ! Cette transparence assumée,
ce regard sur soi-même, cette impudeur affichée,
c’est un miroir dans lequel en tant que lecteur je
me suis vu aussi. Mes hontes, mes espoirs et le ridicule
qui colle à la peau, dont on apprend joliment qu’il
est une « preuve d’amour ». C’est
un petit livre, on l’emporte, on ne l’oublie
pas comme ça. C’est comme une vieille chanson.
On y repense en écoutant la radio dans la voiture.
On a envie de se racheter un vieux radio-cassette. Et en
bonus du livre, comme sur tout album qui se respecte aujourd’hui,
la playlist à lire des tous les artistes qui nourrissent
le récit, une sorte de discothèque idéale
du rock.
|

| LE
BLOG MUSICAL
DE CREWKOOS
BEAU
ET SENSIBLE
Un
roman à l’opposée de ce que l’on
pouvait craindre, pas de fanatisme aveugle et érudit,
pas d’histoires adolescentes cucul la praline, mais
des souvenirs en pagailles qui vous reviennent à
la figure, des “déja vu”, des sourires
complices à l’auteur...
Houlaaaa alors voilà donc un bouquin écrit
par un fan de Morrissey ? Avant même d’en ouvrir
les pages, le peu que l’on puisse dire est que l’on
craint le pire. Un fan de Morrissey, après tout que
peut-il y avoir de pire, quel genre de fan peut-il être
plus “fanatisé” qu’un trentenaire
fan de Morrissey. Je ne parle pas ici de fans pré-ados
qui adorent leurs idoles parcequ’elles sont “trop
craquantes” non, ces fans-là on sait à
quoi s’en tenir, on se garde bien de les juger parce
qu’on en est tous un peu passés par là,
mais les fans trentenaires qui ne se sont toujours pas remis
de leurs admirations de jeunesse, là, oui là
vraiment on est en droit de frisonner d’horreur !
C’est
donc un peu à reculons que l’on se lance donc,
en tous cas dans mon cas, dans la lecture de ce Toi,
Moi & Morrissey. Mais très rapidement
on se rassure, non, Arnaud Huber n’a rien d’un
fan maniaque du Mose, et encore moins des Smiths, disons
qu’il les a croisés toute sa jeunesse mais
qu’il n’en a fait connaissance que sur le tard.
Tout celà ne l’empêche pas de se rendre
assister au concert de Morrissey aux Eurokéennes
un jour de coupe du monde de foot.
C’est
de là que, naviguant d’Echobelly à Superdiscount,
d’A-ha à Veruca Salt, Arnaud Huber remonte
le cour de sa mémoire sentimentale. Ses premiers
émois et son adolescence complexée, peines
de coeurs et passions brulante, tout le monde s’y
retrouvera un peu dans cette histoire. Allant et venant
de la 1ere à la seconde personne du singulier, le
récit semble présenter 2 personnages, un Arnaud
actuel, les 2 pieds plantés dans la boue du festival
dans l’attente du quart de final France Brésil
et son double passé. 2 voix qui donnent du relief
au récit, constitué, on s’en doute donc,
de nombreux flashbacks.
Que
vient faire Morrissey dans tout celà ? et bien Arnaud
en est un fan discret, plutôt que fan d’ailleurs,
disons qu’il l’apprécie et, au fur et
à mesure des pages on le comprend de mieux en mieux
(on comprend Arnaud je veux dire, enfin, à la réflexion,
on comprend aussi qu’Arnaud apprécie Morrissey).
Tout comme les textes et la musique du chanteur, dont je
suis très loin d’être un spécialiste
et dont je me permettrais de parler plus par impression
que par réelle érudition, donc, tout comme
les textes et la musique des Smiths, l’histoire d’Arnaud
est toute empreinte de nostalgie, de mal être adolescent
et de rébellion en chambre, d’occasions manquées,
de timidité et de romantisme bien sûr. La sensibilité
et le romantisme de l’auteur sont idéalement
illustrés par une plume touchante, sans être
maladroitement larmoyante ou exagérément torturée.
Finalement
on se retrouve avec un roman à l’opposée
de ce que l’on pouvait craindre, pas de fanatisme
aveugle et érudit, pas d’histoires adolescentes
cucul la praline, mais des souvenirs en pagailles qui vous
reviennent à la figure, des “déja vu”,
des sourires complices à l’auteur quand bien
même vous auriez peut être plutôt opté
pour Toi, Moi & James Hetfield ou Toi, Moi & Bob
Marley en premier choix.
Un
style au service d’une émotion, une musique
au service d’une vie, c’est un peu tout celà
Arnaud Huber et çà fait chaud au coeur !
http://crewchro.blogspot.com/2010/10/arnaud-huber-toi-moi-morrissey-2010.html?spref=fb
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Disons-le
tout net : je ne suis pas un grand fan de Morrissey, loin
s’en faut. Et on s’en fout.
Car
à défaut de partager avec Arnaud Huber un
attachement particulier à l’ex-chanteur des
Smiths, je partage ce qu’il écrit dans son
roman Toi, Moi & Morrissey. Car ce
livre parle avant tout du rapport privilégié
qu’on peut tisser avec la musique, ce qu’elle
procure, la façon dont elle accompagne nos existences,
les souvenirs auxquels elle renvoie, ces grands et ces petits
riens d’une vie.
Organisé
sous forme de multiples flashback, Toi, Moi &
Morrissey alterne entre le récit d’un
concert de Morrissey aux Eurockéennes en 2006 et
des épisodes de la vie d’un jeune homme, un
adolescent qui vit certaines expériences décisives
au rythme d’albums et d’artistes tels que les
Pixies, Echobelly, A-ha, The Smiths et – évidemment
– Morrissey. Chacune des chansons du setlist de Morrissey,
ce soir du quart de finale de Coupe du Monde qui opposa
la France et le Brésil, fait resurgir des souvenirs
sentimentaux, ramène à des épisodes
de la construction affective de ce garçon (dont on
suppose qu’il comprend plein de morceaux d’Arnaud
Huber…). Les dates importantes trouvent leur bande-son,
qu’elles évoquent des périodes douloureuses,
joyeuses ou juste formatrices.
Ce
roman sensible, à la nostalgie et la mélancolie
discrètes, est un hommage réussi à
la musique, pop ou rock, une déclaration d’amour
pudique et sincère à cette compagne des moments
forts de la vie. Arnaud Huber porte également un
regard bienveillant et honnête sur les maladresses
touchantes dont peut se rendre coupable un adolescent en
pleine construction.
Toi,
Moi & Morrissey est aussi et surtout un témoignage
de fan, renvoyant fréquemment à des textes
de Morrissey dont on connait l’importance pour des
milliers de gens. Ce roman aurait pu s’intituler Toi,
Moi & Michael Stipe, Toi, Moi & Robert Smith ou
Toi, Moi & Jean-Jacques Goldman (mais cette dernière
hypothèse aurait assurément été
pénible à lire…)
Je
ne connais pas personnellement Arnaud Huber ; pourtant je
le connais quand même. Je retrouve dans son roman
le chic type qui transparaît dans les échanges
attentifs et fidèles entretenus depuis quelques temps
par le biais de célèbres réseaux sociaux.
Parfois, il n’est pas nécessaire de se connaître
pour se reconnaître.
Et
je me suis reconnu à de nombreuses reprises dans
son roman. Tous ceux qui ont démarré une longue
histoire très personnelle et parfois obsessionnelle
avec la musique ressentiront également cette douce
impression à la lecture de Toi, Moi et Morrissey.
Qu’ils aiment A-ha ou Scorpions importe peu.
Publié
le 30 septembre 2010 par (A)
Toi,
Moi et Morrissey - Arnaud Huber
(Editions Autour du Livre – collection Récits
Rock)
12,00 € (c’est pas cher pour un chouette texte
derrière une très belle couverture…)
http://polychroniques.wordpress.com/2010/09/30/arnaud-huber-toi-moi-morrissey/
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Ancien
rédacteur des pages Concerts de Spectacles, Arnaud
Huber laisse libre cours à ses passions pour l’écriture
et la musique sur les 144 pages de Toi, moi & Morrissey
: prenant comme point de départ le concert de l’ex-chanteur
des Smiths aux Eurocks en 2006, ce roman interroge les relations
intimes qui existent entre la musique et tout ce qui construit
l’existence, la mémoire et l’inconscient...
Voilà de quoi toucher un coeur de rocker au plus
profond.
12€
- Éditions Autour du livre / Coll.Récits Rock
- www.adlivre.com
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DEDICACES
& SALONS
•
dimanche 3 juillet 2011 - Eurockéennes
de Belfort (Fnac Café)
• vendredi 18 mars 2011 - salon du
livre de Paris
• samedi 6 novembre 2010 - librairie
Hisler Even |
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Arnaud
Huber a dédicacé "Toi, Moi & Morrissey"
le vendredi 18 mars 2011 au Salon
du livre de Paris. Voici
quelques photos vraiment épatantes prises par lui
lors des rencontres avec ses lecteurs :




Et
quelques photos d'Arnaud Huber :

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Arnaud
Huber a dédicacé "Toi, Moi & Morrissey"
le samedi 6 novembre 2010 à la librairie Hisler
Even à Metz. Voici quelques photos vraiment
épatantes prises par lui lors des rencontres avec
ses lecteurs :




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