01
mars 2011
Quelques
heures avec Aude
Samedi
dernier, j'ai rencontré Aude Turpault. Je vous ai récemment
parlé de son roman autobiographique, 5 bis, où Aude
partage un peu de ses années passées dans l'intimité
de Serge Gainsbourg. Ce livre est paru pour la première fois
en 2002, mais il vient d'être réédité dans
une nouvelle collection, à l'occasion des 20 ans de la mort
de Gainsbourg. Il y a déjà longtemps (et parce que nous
nous connaissions petites filles et adolescentes), j'avais proposé
à Aude un entretien pour qu'elle nous raconte ici le cheminement
qui l'a conduite à écrire ce livre. Voici donc, retranscrite
du mieux que j'ai pu (une grande première pour moi l'interview,
entre mon magnéto qui plante et l'horreur d'entendre ma voix
sur la bande ;-), la matière de notre échange.

Ma
première question est toute simple : pourquoi avoir eu l'envie
de rendre cette histoire publique ?
Je
n'y pensais pas. Tout est parti d'une sorte de contrat avec Gilles
Verlant (biographe de Gainsbourg) qui m'avait demandé de lui
raconter une anecdote sur Serge chaque jour. Petit à petit,
cela a pris de l'épaisseur. Lorsque cela a constitué
quelques pages, Gilles m'a soufflé l'idée de le publier.
L'écriture
a-t-elle été laborieuse, difficile ou au contraire évidente
et salvatrice ?
Très
facile en fait. J'écrivais la nuit, j'ai tout écrit
en un mois, sans souffrance. C'est venu naturellement. Par contre,
cela n'a pas été simple de retravailler le texte par
la suite pour la réédition. J'avais envie de retirer
tout ce qui parlait de moi. Du coup, je n'ai relu que les passages
qui le concernent lui, les seuls sur lesquels je suis intervenue,
parfois, pour la réédition.
Pourquoi rédiger à la troisième personne ? Pourquoi
ne pas employer Je ?
Je
n'y arrivais pas, mais j'ai essayé, j'ai commencé avec
Je. Et puis j'ai trouvé que c'était impudique. Le Elle
me permettait un détachement et m'autorisait à raconter
des choses que je n'aurais pas racontées à la première
personne.
Le
fait que ce soit "Elle" te permettait-il de te regarder
avec plus de distance ? C'était quand même la vérité
?
De
toute façon, c'est la vérité, mais comme je suis
quelqu'un d'extrêmement réservé, il a fallu que
je me fasse violence et le Elle me permettait cette distanciation.
Tu
dis que tu es réservée, mais tu es quand même
allée sonner chez Gainsbourg !
Oui,
mais c'est justement le paradoxe des grands timides. Je ne l'aurais
pas fait aujourd'hui. J'avais 13 ans et à cet âge on
peut se permettre pas mal de choses. J'avais un côté
très chipie, très sûre de moi, que j'ai perdu
depuis ... Je n'avais peur de rien à l'époque, vraiment.
Et
avec ton amie, A-C, vous vous êtes décidées à
y aller comme ça toutes les deux, comment ça s'est passé
?
Cela
faisait plusieurs semaines qu'on y allait toutes les deux sans sonner.
Devant chez lui, il y avait toujours des fans, donc on s'asseyait
et on discutait entre fans. Un jour, il pleuvait, on n'a pas eu d'autre
choix que de sonner à la porte et... il a ouvert.
Et
alors là ?
Là,
grosse surprise, j'ai demandé à faire des photos de
lui et il a accepté parce que ça l'amusait de voir une
gamine de 13 ans avec des petites fossettes qui voulait le prendre
en photo. Et puis, il est reparti. J'ai sonné à nouveau
en me disant "je ne peux pas en rester là" et je
lui ai dit que j'aimerais photographier l'intérieur. Il m'a
trouvée gonflée, ça l'a amusé et il nous
a fait rentrer, on a visité. Je lui ai demandé si on
pouvait rester pour parler un peu. Et on est restées des heures.
On a parlé de tout, de rien, il fallait surtout que je l'intéresse.
Dès que je sentais que ça retombait, je relançais
la discussion.

Tu
n'avais pas envie que ça s'arrête en fait ...
Je
ne voulais pas que ça s'arrête, j'avais envie que ça
dure, qu'il se dise que peut-être ce serait bien qu'on se revoie
... Du coup, j'ai fait mon maximum, j'ai tout donné ce jour-là.
Et le lendemain, j'y suis retournée et ça l'a amusé.
Et après, c'est parti pour plusieurs années.
Combien
de temps alors en tout ?
Cinq
ans.
Jusqu'à
sa mort ou avant ?
Jusqu'à
sa mort. Oui, la fin du livre n'est pas la vraie fin.
Voilà,
parce qu'à la fin du livre, on a l'impression que vous vous
perdez de vue ... Est-ce que c'est un peu le cas quand même
?
Pas
du tout. Je trouvais que ça n'apportait rien de savoir où
j'étais et comment j'ai appris sa mort. Je préférais
finir sur une jolie image, comme si on s'était mis d'accord.
C'est une fin un peu plus "romantique" que la vraie car
je l'ai vu peut-être trois jours avant et je l'ai eu au téléphone
très peu de temps avant sa mort. On n'a pas eu le temps de
se dire au revoir. Je ne trouvais pas cela joli à raconter
et puis je voulais garder nos derniers moments pour moi. Il n'y a
donc que la fin qui soit romancée.
Et
tu sentais qu'il allait partir ?
Non,
je n'ai rien senti, malgré le fait qu'il nous disait qu'il
était malade, qu'il allait se faire opérer, qu'il était
faible. Pour moi, il était immortel. L'hôpital, c'était
normal. Je ne m'inquiétais pas plus que ça et lui faisait
en sorte de ne pas nous inquiéter non plus. Vers la fin, j'y
allais toute seule, on n'était que tous les deux. C'était
plus tendre, plus respectueux, différent du début mais
je ne mettais pas ça sur le compte de sa maladie. Je ne me
suis rendue compte de rien.
Pour
les scènes de dialogues, comment as-tu procédé
? Tu notais ou tu as une bonne mémoire ? Est-ce que cela te
semble proche de la réalité ?
Je
n'ai travaillé que sur ma mémoire et sur celle d'Anne-Christine.
Quand j'avais des doutes, je lui demandais et on en discutait toutes
les deux. Mais il y a beaucoup de choses qui sont restées marquées,
alors que j'ai pourtant une mémoire de poisson rouge ! Mais
pour tout ce qui a trait à lui, je n'ai rien oublié.
A des mots près ou des dialogues qui me sont restés
ancrés. Mais grâce à Anne-Christine. Sans elle,
cela aurait été plus difficile.
Et
Anne-Christine, elle n'avait pas envie de raconter ?
Non.
Je lui ai demandé d'intervenir à plusieurs reprises,
je me suis servie parfois de ses mots à elle. Même aujourd'hui,
quand elle a des appels de journalistes pour témoigner, ce
n'est pas qu'elle ne le veuille pas mais elle sent qu'elle n'y arrivera
pas.
Vous
êtes toujours en contact ?
Oui,
on ne se voit pas beaucoup mais on est liées par cette histoire
et on le sera toujours. C'est quelque chose de tellement fort et on
ne peut partager ça que toutes les deux.
Oui,
alors justement ... J'ai souvenir de nos étés en Vendée
où tu ne nous en parlais pas, même si nous avions su
pour ton rôle dans Stan the Flasher. Je me souviens avoir découpé
des photos de toi dans Première ou Studio. Pourquoi ne nous
as-tu rien dit ?
Je
n'en parlais à personne. Au collège ou au lycée,
ça se savait. Je me souviens d'une fois où il m'avait
dédicacé un jean et je l'avais mis au collège,
forcément les réactions n'étaient pas toutes
positives... Mais je n'avais pas envie d'en parler, ça nous
appartenait. C'était déjà assez difficile. Et
puis, je n'aime pas être au centre de l'attention, si je pouvais
disparaître, souvent, je préférerais. Et surtout
je n'avais pas envie qu'on me traite de menteuse. Mais parfois, j'emmenais
des copines chez lui.

En
Vendée, où nous passions nos étés (Eléonore,
Aude, Audrey et moi - au-dessus, lunettes sur la tête - environ
17 ans) - photo personnelle
Ah
oui ? Et il était content ?
Ca
l'amusait, il était flatté, il faisait un peu son coq.
Mais je pense qu'en fait cela ne lui plaisait pas plus que ça.
Une ou deux fois, il m'a dit qu'il fallait que j'arrête de venir
avec d'autres. Mais il savait que cela leur faisait plaisir aussi.
Je ne revois plus ces filles aujourd'hui, mais je pense qu'elles se
souviennent de Serge.
Quand
tu écrivais, pensais-tu à des lecteurs en particulier
ou écrivais-tu pour toi ?
J'écrivais
juste pour moi et pour Anne-Christine. Je ne pensais pas être
publiée. Si je l'avais pensé, je n'aurais pas mis tout
ça, en ce qui concerne ma vie personnelle.
Mais
quand tu as su que tu allais être publiée, t'es-tu posé
la question de retirer des choses ?
Oui,
je me suis posé la question, bien sûr. Je ne savais pas
comment mes parents allaient le prendre. Mais retirer tout ce qu'il
y avait autour de cette histoire, cela aurait retiré tout ce
qui est finalement la substance du livre. C'était important
pour comprendre l'histoire.
Plusieurs
fois dans le livre, tu évoques des moments dans le monde du
show-biz (restaus, hôtels, bars, soirées). Quel regard
portais-tu sur ce monde-là ? Quand tu y allais avec lui, qu'est-ce
que tu en pensais ?
Cela ne me fascinait pas du tout. Ca ne me plaisait pas. Je me suis
vite aperçue qu'il y avait beaucoup d'hypocrites, beaucoup
de relations superficielles et j'avais le culot de le dire, ou plutôt
de le montrer.
De
quelle façon ?
Par
exemple, si quelqu'un venait parler à Serge, je n'hésitais
pas à lui dire que c'était un faux-cul et ça
l'amusait. C'était tellement faux tout ça. Moi, ça
me mettait en colère.
Et
tu trouvais que lui jouait aussi un rôle ?
Ah
oui, il en était très conscient. Dès qu'il y
avait une tierce personne, il jouait un rôle. Il avait du mal
à rester lui-même.
Donc,
toi, tu as l'impression de l'avoir connu lui-même ?
Ah
oui complétement. Vraiment. Sans masque, à nu, tout
nu.
Et
est-ce que tu avais conscience de vivre un truc fou, exceptionnel
?
Oui
et non. Peut-être parce que les autres me le rappelaient mais
sinon pas du tout. Moi je le traitais d'égal à égal.
Quand il me parlait mal, je lui parlais mal, chose que je ne me serais
jamais permise plus tard, quelques années après.
Tu
penses que tu aurais eu plus de retenue ?
Plus
de retenue, de respect. Là, je le renvoyais vite dans ses buts
et d'ailleurs ça le calmait. Il se rendait compte qu'il pouvait
parfois être irrespectueux.
Peut-être
que c'est cela qui lui plaisait en toi ?
Je
pense, oui. J'étais tellement brute, authentique, spontanée
qu'il avait besoin de ça, c'est évident.

Est-ce que tu as des regrets ?
J'étais
un peu peste. Parfois je lui disais des choses juste pour le blesser,
quand lui n'était pas gentil non plus, ce n'était pas
gratuit, mais j'ai pu parfois l'attaquer sur son physique et ça
c'est zéro. Je regrette vraiment, en plus je ne le pensais
même pas ! Je savais que cela le touchait. Et puis dire des
bêtises sur lui quand il s'éclipsait parce qu'il avait
un peu trop bu. Après, il m'a montré un boitier avec
lequel il entendait tout ce qui se passait en bas dans la maison.
Donc, il entendait tout ce qu'on disait de lui. Ca me peine aujourd'hui.
J'aurais aimé qu'il sache à quel point il marquait nos
vies mais je pense qu'il en était extrêmement conscient.
Je suis persuadée qu'il savait que j'allais écrire quelque
chose.
Vous
parliez de l'écriture entre vous ? As-tu lu ce qu'il a écrit
?
Oui,
je l'ai lu. On parlait de littérature, mais de ce que moi j'aurais
pu écrire, non. Je reste persuadée qu'il se doutait
de son influence.
Son
côté pygmalion ?
Tout
à fait. Le fait que je sois plus ou moins à l'origine
d'un album, à l'époque, ça ne me touchait pas,
j'étais contente sans plus. Aujourd'hui c'est énorme.
Quand j'ai des moments de doute et j'en ai beaucoup, ça, ça
m'aide vraiment au quotidien. D'avoir été aimée
par lui, ça me rassure.
Dans
le livre, quand tu grandis, tu dis que tu commences à t'intéresser
aux garçons. Est-ce que tu en parlais avec lui ? Est-ce qu'il
te mettait en garde ?
Non, mais il le vivait très mal, il était extrêmement
jaloux. Il voulait être au centre de l'attention, de notre histoire
à tous les trois et il n'y avait pas de place pour le reste.
Et
lui, il vous parlait de ses histoires de coeur ?
Oui,
nous avons été témoins d'une histoire notamment.
Il se confiait beaucoup là-dessus. Il voulait un peu aiguiser
notre jalousie, mais il se trouve qu'on ne l'était pas.
Par
rapport à l'alcool, comment tu vivais cela, d'autant plus si
l'on considère la relation avec ton père que tu mets
parfois en regard dans le livre ?
Je
le vivais mieux avec Serge parce que je l'ai toujours connu comme
ça. La clope et le verre faisaient partie de lui. Rares étaient
les moments où il était à jeun. Contrairement
à mon père où j'ai vu la progression, la descente,
où là je le vivais vraiment pas bien. Pour Serge, je
l'ai connu ainsi. Cela ne me plaisait pas pour autant mais je ne me
souviens pas lui avoir dit "arrête de boire". Mais
quand il avait atteint un seuil limite et qu'il commençait
à être agressif ou désagréable, en général
on s'en allait. Mais je l'ai aussi connu dans des périodes
de cure de désintoxication et là c'était pas
drôle du tout. Il était malheureux, il pleurait beaucoup.
C'était une souffrance de le voir comme ça.
Comment
étiez-vous perçues par son entourage familial que tu
connaissais, que tu as rencontré ?
Je
ne sais pas. On avait l'impression d'être acceptées par
Jane. Pour elle, on faisait partie des amis de Serge. Il n'y avait
aucun mépris. Charlotte, c'était plus compliqué
parce qu'on avait presque le même âge, mais je me mets
à sa place, cela ne devait pas être simple à accepter.
Je comprends ses réticences. Quant à Bambou, on évitait
de la voir, clairement on ne s'aimait pas.
Au
moment de la mort de Serge, tu as été beaucoup sollicitée,
par la presse notamment. Je me souviens surtout d'un article de Paris-Match.
Est-ce que tu trouvais cela important de témoigner ? Est-ce
que tu le referais de la même façon ?
Oui,
je le referais, de la même façon, car cela a été
pour moi un moyen de faire mon "deuil", parce que si on
ne m'avait pas reconnue un petit peu comme faisant partie de sa vie,
cela aurait été difficile. Garder tout cela pour moi,
ne pas en parler aux autres, c'était extrêmement lourd.
Pouvoir parler de lui, même si j'avais du mal à le faire,
c'était nécessaire. C'est pour ça que lorsque
la biographie de Gilles Verlant est sortie et qu'il m'y citait comme
faisant partie de la vie de Serge, cela a été énorme
pour moi.
Tu
t'es sentie légitimée, reconnue ?
La
reconnaissance que cette histoire a bien existé et qu'elle
était importante.

Et l'expérience de Stan the Flasher, qu'est-ce que
tu en penses aujourd'hui ? C'est un petit rôle, de la figuration
...
Oui,
complétement, alors qu'au départ je devais avoir le
premier rôle. Il m'avait dit "tu auras le rôle de
Natacha et Anne-Christine aura l'autre rôle". Ca ne s'est
pas fait, pourquoi je ne sais pas, mais je ne lui ai pas posé
la question. Mais j'étais heureuse de faire partie de l'aventure
et aujourd'hui je suis contente parce que ce film, c'est comme une
preuve. Je n'étais pas du tout jalouse envers Elodie Bouchez.
C'est elle au contraire qui était très intriguée
car elle voyait que je le connaissais très bien. Cela me donnait
une importance. Et puis, avec le recul, je trouve qu'elle a beaucoup
de talent, donc il a bien fait.
Comment
tu définirais Serge, pour toi ?
Pour
moi, c'était comme un second père, un ami, un frère.
Donc
une relation presque familiale ?
Oh
oui. J'ai très vite fait la différence entre l'artiste
et l'homme, je ne prêtais plus attention au côté
artiste.
Ca
se sent dans ton livre, le côté artiste est assez peu
évoqué. A un moment tu parles d'un concert. Est-ce que
tu aimais aller le voir sur scène ?
J'adorais
ça, mais comme pour un copain, je m'inquiétais de savoir
s'il avait bien pris ses médicaments, s'il avait bien mangé,
s'il allait se souvenir des paroles...
Et
par rapport au devenir du livre, au suivi de ta vie, par rapport à
tes filles, qu'est-ce que tu aimerais qu'elles connaissent de cette
histoire ?
Lola
(14 ans) vient de le lire. Cela faisait longtemps qu'elle voulait
le lire, mais moi je ne souhaitais pas. Mon mari lui a offert un exemplaire.
Je ne sais pas du tout ce qu'elle en a pensé. Elle ne m'a rien
dit mais elle a dit à mon mari "Qu'est-ce qu'elle écrit
bien maman". C'était important qu'elle connaisse cette
histoire, parce que Serge je ne l'écoute pas, je ne le regarde
pas. Quand elle avait 5 ans, Lola est rentrée de l'école
en chantant Le poinçonneur des Lilas et je me suis
dit que c'était dommage qu'elle passe à côté
de ça. Pour elle, il y avait des photos de Gainsbourg à
la maison et elle le considérait comme son grand-père,
sans l'avoir connu. Mais au quotidien, je n'en parle pas. Quand des
amis viennent à la maison et m'en parlent, ça me gêne.
Même si j'aime de plus en plus parler de lui, mais ça
a pris beaucoup de temps.
Et
pourtant tu as écrit le livre ?
Oui,
mais je me disais que ça suffisait. J'ai écrit et je
n'avais pas envie d'en parler plus. Mais aujourd'hui je vois les choses
différemment.
Mais
je crois que ton livre est important pour nous montrer une autre facette
de quelqu'un qu'on ne connaît pas vraiment mais sur qui chacun
a sa petite idée, une idée pleine de clichés
parfois, avec le clivage Gainsbourg/Gainsbarre, ce que toi tu dépasses
dans ce livre.
Est-ce
que tu aurais envie d'écrire autre chose ?
Oui.
Est-ce
que tu travailles, est-ce que tu écris ?
Non.
Je prends plein de notes, je m'éparpille, ça ne ressemble
à rien. Ce qui me correspond le plus, c'est la forme courte,
la nouvelle. J'en ai quelques-unes, il me manque le temps.
Pour
finir, quelles sont tes chansons préférées de
Serge ?
L'écouter,
c'est au-delà de mes forces. Mais s'il fallait choisir, je
dirais Dépression au-dessus d'un jardin, Fuir
le bonheur de peur qu'il ne se sauve et Le mal intérieur,
chanson interprétée par Isabelle Adjani, un titre que
je n'aimais pas à l'époque et qui m'émeut aujourd'hui.
5
bis, de Aude Turpault, Récits Rock, Autour du Livre, 2011
Aude
sera en dédicace au Salon du Livre le 19 mars à Paris
(et j'y serai aussi ;-).